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Poème #27

Plantée au milieu du décor
Elle gît
Fleur sans vie
Déjà
Aux milles bourgeons
Qui dans la lumière crue
Dessinent des ombres
Aux bords à la fois
Nets et déchiquetés
Tranchants 
Comme cherchant à
Vous happer
De l’object initial
On a du mal à reconnaître
La fonction première
Des Hommes
Nombreux
S’affairent 
Autour de cette corolle
Quasi surnaturelle
Qu’ils doivent forcer
Comme la pucelle
Le fit d’Orléans
Ils manient des outils 
À la limite du naturelle
Eux aussi 
Pour dépecer la
Beste
Enfin l’homme 
Fidèle conducteur de sa machine
En est extrait
Libéré
Et offre à ses sauveurs 
Au milieu de ces volutes 
d’activité incessantes
Son dernier souffle
 
Ailleurs
Au sein de la ville
D’un immense bâtiment
Laid et fonctionnel
À la fenêtre d’une chambre
Froide et stérile
Reflet intérieur de
L’enveloppe
Mimétisme troublant d’un 
Architecte dépassionné
À la fenêtre donc
L’ombre frêle de la femme
Semble s’affaisser
Et trembler  d’un 
Ronronnement maléfique
Elle a compris
Avant tous avant que la
Technologie ne l’informe
Qu’il est parti
Avant elle
Qu’il a menti
Alors elle n’a plus 
Peur
Elle sait 
S’allonge sur son lit
Seule
Dans cet univers
Où des machines
Ecosystème autonome
La surveillent 
L’assistent
Et offre à leur éternité
Silencieuse
Son dernier 
 
Souffle
Yrch
 
 

Une réponse à “Poème #27”

  1. Le 17 février 2016 à 10 h 24 min 010446g a répondu avec... #

    dieu que c’est triste!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : C'est un élixir de jouvence

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